19 10 2008

Il est 23h. Nous decollons et quelques heures plus tard, la nuit isole chacun de nous avec sa solitude. Et avec elle, mon esprit rend ses copies. Il cherche a chapitrer, a classer ces 2 mois vecu, comme pour passer a autre chose. Je commence par ceder, aiguiller par une lourde melancolie. Mais ma raison refuse. "Non. Je ne veux pas. Je ne veux pas archiver cette histoire, pour en faire un dossier que je viendrais ouvrir de temps en temps. Je veux qu'elle vive." Aussi, je me bas et cherche a trouver la continuite de cette aventure. Garder cette urgence, cette esprit alerte a ce qui m'entoure. Rester eveille, pret a decouvrir chaque jour. M'y voici ; les bases sont posees. Alors j'espere que cette epopee ne fut juste qu'un prelude ...




19 10 2008

Ce n'est pas trop un mal que d'etre reste bloque ici. Aujourd'hui, il y a des concerts a droite et a gauche. La musique thai n'est pas non plus des plus seduisante quand on ne parle pas la langue, mais c'est agreable. Je pense avoir vu le concert d'un chanteur assez connu car tous le monde connaissais les paroles. Ca reste sympa et je passe une bonne apres midi. Pour la 3eme fois, j'arrive a l'aeroport. "Ce soir tu pars, ce soir tu pars, ..." Je m'enregistre en 1er. J'explique tout bien clairement a la dame ce qui m'est arrive et lui dit que je suis attendu dans un hopital français. Elle me dit qu'elle ne peut pas faire grand chose et me conseille de parler au commandant. T'inquiete, c'est prevu. J'attends donc le commandant. Il arrive enfin. je vais le voir et lui explique mon histoire, tout en lui disant que je viens de la part du GP d'hier. Il est moyen emballe mais prend quand meme mon nom. C'est deja ca. Ce soir il y a pas mal de place d ans l'avion. Mais je vois egalement pas mal de GP attendant leur tour, tout comme moi. Tout les passagers sont maintenant enregistres. Le moment de verite arrive : qui va rester sur le carreau. Les noms sortent au compte goute. Grosse tension. Je vois les GP enregistrer un a un devant moi. Puis , grand moment d'attente. Une autre liste sort. Et enfin, ... mon nom resonne dans cette aeroport que je ne connais que trop bien. Je ne me rejouis pas encore. J'attends d'avoir decolle. Ce qui arrivera quelques minutes plus tard ... Je peux voir plus loin a present.




19 10 2008

Alle, je la retente. Je suis pas super confiant car le vol de ce soir est cense etre plus rempli que celui d'hier. Enfin, ... j'ai bien envie d'arriver a Paris. Le vol d'hier m'a mis dans une situation un peu bizarre : je ne suis plus en Asie, et pas encore en France. Heureusement aujourd'hui, je me suis bien balade. Mais quand meme. Je sens qu'il est l'heure pour moi de rentrer. Dommage ... Ce soir aussi je reste a quai. Petit point positif, j'ai pas mal parle avec un GP, et il m'a donne le nom du commandant de bord du vol de demain ; il le connais bien. J'espere que ca aidera.




16 10 2008

Alors ce soir a 23h, retour en France. Et j'ai rien acheter. Ni pour moi, ni pour vous. Oh le vilain !

C'est donc partie pour une journee de chopinge. Pour ca, je me rends a la station de metro National Stadium. J'ai un peu regarder sur internet ce matin, et c'est par la-bas, entre autre, que ca a l'air de ce passer.

Bonne pioche. C'est une succession de mall, les uns connectes aux autres, dominant des rues et des ruelles ou ca grouille de magasins. Un genre de Vatican de la consommation.

Et bien figurez-vous .... alle, figurez vous... voila, la, vous etes figure. Donc figurez-vous que je me suis eclate. Une vraie gonzesse. Et puis, productif le garcon.

Et puis arrive 18h. Il faut que je recupere une veste que je me suis fait faire sur mesure. Bien sur elle n'est pas prete. J'en profite pour acheter un truc que j'avais repere. je reviens, elle est prete et elle tombe niquel. Cool.

Retour a l'hotel. La je defais tout mon sac et le refait tout joli. Je prend un taxi et arrive a l'aeroport a 20h. Elle est pas belle la vie ?

Alors question. Est ce que vous pensez, vu l'heure du post (00h50 chez moi, 19h40 chez vous) que je l'ecris de l'avion ?

Toujours a Bangkok. C'est le defaut de ce billet. Mais bon, ceux sont les regles du jeu, je l'accepte donc de la meilleure des facons. Juste que, ca risque d'etre pareil demain soir, et qui sait pour les jours qui suivent.

Faut peut-etre que je trouve du boulot ici moi ...




16 10 2008

Aujourd'hui, j'ai bien dormi, et longtemps : 10h non stop.

Ca va donc bien mieux, si ce n'est que je suis un peu dans le cirage. Je traine un peu dans ma chambre, vais sur internet,... et puis quand meme, j'ai envie de faire un tour.

Ce que je fais. Il fait assez chaud et assez lourd. Alors en plus avec ma tete dans le brouillard ... mais bon, c'est toujours ca. Je traine pas trop et me refugie a nouveau dans un cyber histoire de faire mes petites affaires, de rassurer une maman inquiete, ... la vie quoi.

Et apres ca, fatigue de nouveau, je vais direct au lit.

C'etait pas une journee a graver dans l'histoire des journees que l'on grave.




Bangkok

14 10 2008

Ce matin, je suis vraiment pas bien. Je trouve quand meme la force de me trainer jusqu'a l'aeroport. Je suis largement a l'avance. Je dors un peu sur une banquette par la. J'ai froid, j'ai mal.

Je redoute un peu l'avion, En effet. Le decolage, ca va. Et puis apres une demie heure de vol, a nouveau, je vomis. Et puis un peu plus tard, encore. Je descends de l'avion comme je peu. J'attrape un taxi et lui demande de ma conduire a Sumkuvit, quartier que m'a conseille un pote a Ludo. Le chauffeur essaie de me vendre un hotel. Il appel meme un gars et puis me le passe. Au bout de 5min, je lui rend le telephone. Je lui fait comprendre que c'est pas le jour. "amene moi a Sumkuvit, ni plus ni moins"

J'arrive. J'attrape le 1ere hotel que je vois. Super cher, d'autant que la chambre pue pas mal. J'ai pas la force. On verra ca demain.

Il est midi. Je me couche. Des que je peux je me force a boire. Environs 1h apres chaque hydratation, je vais vomir, et ca, jusqu'au petit matin. J'ai arreter de compter combien de fois je vomissais, c'etait trop. Petite victoire quand meme durant la nuit, je suis alle faire pipi, preuve que mon insistance envers la boisson n'etait pas vaine.

6h30. Je ne peux plus attendre. C'est trop insupportable. Et puis 2 jours sans manger ni boire, ca m'inquiete un peu. Je descends a l'accueil et demande a voir un medecin. Ils me disent qu'il y a un hopital a 200 metres. A situation desesperees, mesures desesperees.

Je m'y rend.

C'est comme un hotel 5 etoiles, mais en hopital. Comme on voit dans les flims. Coool. Je vais direct aux urgences. Ils m'installent, me posent plein de questions, prennent plein de mesures. Je n'ai pas de tension, pas de temperature. Pourtant ca cogne la-haut. Et cette nausee, toujours presente.

L'infirmiere me met une aiguille pour, via cette aiguille, me faire ensuite autant d'injection que necessaires sans avoir a repiquer a chaque fois. J'aime assez le principe. Bien sur, elle rate la 1ere. Comme je disais, l'histoire d'une vie. Je la rassure et lui dit que ca m'arrive a chaque fois. Une fois pique, elle me fait 2 injections. Une contre la nausee, et une contre je sais pas quoi.

Ensuite, elle me dis que je vais voir un neurologue, pour etre sur que tous soit bien la dedans.

Sur le chemin je me ravie des infirmieres thailandaises. Il est pas mal cette hopital.

Je vois donc le neurologue. Il est pas franchement emballe. Ca ne m'ai jamais arrive avant, aucun symptome dans ma famille ... Il m'explique le pire, me dit que pour lui ce n'est pas ca, mais que si ca l'etait, fallait pas rigoler, parce qu'apres ce n'est plus de douleur dont on parle.

Me voici donc dans le scanner. Le doc ne voit rien. Il me dit qu'il n'y a aucune raison de s'alarmer, mais que si je sentais une rechute, faudrait pas trop que je tarde a me refaire examiner.

Et puis je sors, et puis je mange ! OUiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. et puis ........ rien Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Ca va bien mieux. Je change d'hotel et perd mon apres midi a ne rien faire. Je suis en mode pause. Je verrais demain quel est le feeling. Pour l'heure, je vais me la jouer super, vraiment super cooooooolll .....




14 10 2008

La veille de mon depart, j'ai un petit mal de crane. Rien d'alarmant. Ca doit etre la fatigue.

Le lendemain matin, en route pour l'aeroport. Je suis juste dans les temps. Je l'aurais sans probleme, mais il ne faut pas que je traine. J'attrape un taxi devant l'hotel. Je rerentre pour prendre mes affaires et Duy me dit "attends je t'appel un taxi" - "non, c'est bon Duy, j'en ai un qui m'attend" - " Mte. Je te dis que je t'en appel un. T'inquiete, assied toi il arrive" - "combien de temps?" - "t'inquiete, il arrive dans a peine 5 min"

8 min plus tard, il arrive. Je charge et attends 2 min suplementaires que le chauffeur et l'hotel fassent leurs petites affaires.

J'arrive a l'aeroport, y entre en courant, montre mon billet a une femme qui travaille la. Elle m'indique la file. Une fois mon tour, j'apprend que je ne suis pas dans la bonne file. Je vais a la bonne, personne, ferme. J'attrape la premier femme qui passe et lui explique. "Desole, vous etes arrive 5 min trop tard." - "Justement, 5min, c'est rien. Je suis sur que pour si peu il y a un moyen" Elle appelle des gens avec son talkie. "Non, desole" - "Je veux voir des gens de la compagnie" - "Il faut que vous alliez au bureau qui est a l'etage et que vous attendiez une demi heure qu'ils reviennent" - "Non, je veux les voir dessuite." - "C'est impossible, dans 30 min" - "mais voyons, dans 30 min j'aurais definivement rate mon avion" - "Je sais". Quelle douce matinee. J'ai envie d'en prendre un pour taper sur l'autre.

Je tente encore de la raisonner. Elle ne veut rien savoir, ni elle ni personne. Je monte donc dans le bureau de la compagnie. J'attends 45 min. Il arrive enfin. Je lui explique. Il me dit que le seul et unique moyen est que je rachete un billet. Celui ci je peux le jeter a la poubelle, les sous qu'il represente aussi. C'est la goute d'eau. Je lui demande de m'excuser. Je sors du bureau 5 min histoire de ne pas assassiner celui qui y est pour le moins dans cette mesaventure. Je rentre a nouveau. Il essaye de me vendre son ticket. La desole, je peux pas. Je suis a bout, trop d'entube et de sourire a la fois.

Je quitte les lieux apres avoir vu que ma compagnie etait la moins cher. Mais reaction con, je ne veux pas lui acheter a lui. Il m'a trop enerve.

Je repars sur Hanoi. Pousse une guelante a l'hotel, ou je ne dormirai pas ce soir, et part acheter un nouveau billet.

Mon mal de crane va en s'empirant. Je mange sans trop d'appetit le midi. Je passe une derniere journee quand meme sympathique. Je retourne a mon nouvel hotel vers 17h. J'ai vraiment super mal a la tete. Je dors un peu. A mon reveil c'est pire. J'essaye de boire de manger, impossible. Je me leve 2 fois dans la nuit, et chaque fois je vomis.

Aie. Qu'est ce qui m'arrive?




14 10 2008

Et puis c'est en gros comme ca toute la semaine. Les cours le soir, et la journee je la passe a droite et a gauche avec mes amis Hanoiens de l'hotel. de l'ecole.

Je voulais faire la baie d'Halong, je voulais voir Minh Binh, ... ce sera pour la prochaine fois. Pour l'heure, je decouvre Hanoi, loin des guides, des catalogues et c'est bien agreable.

Mes pieds sont niquels. Je suis decidement tres bien ici. Je retarde mon depart pour Bangkok, encore. Je ne partirai que dimanche 12 octobre. Vraiment la, je suis bien. Et j'ai envie de profiter.

Alors profitons ...




14 10 2008

Ce matin, c'est ecole.

On chante, on joue, on apprend. Je finis par une classe entre 3 et 6 ans. Ils sont tous a croquer. La aussi on chante, on joue et en plus on dessine.Il me faut maintenant noter les dessins et coller des stickers sur ceux qui sont vraiment jolies. Alors mes gouts ne sont pas franchement ceux de Quynh, aussi je lui demande conseil pour ce qui est des notes et des stikers.

Quelle belle matinee. Bien sur,demain je suis libre pour vous.

Ce soir, il y a l'anniversaire de Duy. Dans l'apres midi je lui demande mon Jean's. Introuvable. J'apprends quelques minutes plus tard qu'il l'a jete. J'y tenais a ce Jean's moi, seul vetement que j'ai ramener de France avec ma chemise. La, maintenant, j'ai super les boules. Ca les fait rire ce qui me fout encore plus les boules.

Quynh m'ammene dans Hanoi pour en acheter un autre. Il est pas mal, mais rien a voir avec le mien. Les boules !!!!!

Alle, passons ... La soiree karaoke est assez sympa. Tout a fait singuliere. Ce genre de soiree se passe dans des salles individuelles. Genre d'hotel, mais ceux ne sont pas des chambres, ce sont des salles avec des canapes, une grande tres grande table basse sur laquelle il y a a boire et a manger. Face a toute cette assemblee, une grande tele avec les clips sur lesquels on chante. Pas de points ici, juste le plaisir de chanter. Les vietnamiens sont d'ailleurs d'assez bons chanteurs. Dommage que leur chanson ne le soient pas...

Soiree sympa.




14 10 2008

Alors, ma 1ere mission ce matin s'appelle Motorbike. Ludo m'a indique un endroit. Je m'y rend. Pour 70 000 j'ai une machine de guerre, 125, semi automatique, le bonheur.

C'est l'heure de la ballade. L'obstacle pied n'est plus maintenant que je suis en moto, mes pieds qui vont d'ailleurs un peu mieux. Est ce que ce remede peu orthodoxe marcherait? Il semblerait.

Arrive 17h, arrive l'ecole, arrivent mes eleves.

Ils ont entre 6 et 11 ans, suivant les classes. Moi qui avant ca contemplais ces petites trognes en cachette, elles me sont aujourd'hui offertes. La methode d'education est basee sur le jeu, ce qui est plutot bien vu je trouve.

C'est donc dans la ferveur de competitions farouchement menees que ce passe mes cours. Un regal ! Et en plus de ca, apres seulement 2h, Quynh me donne une enveloppe de 250 000 dongs (10 euros), cequi est plus que ma chambre d'hotel. Elle est pas belle la vie?

"Peux-tu enseigner demain?" - "Avec grand plaisir"




Hanoi, enfin ..

10 10 2008

J'y croyait plus.

Je pose mon sac a l'hotel et vais directement voir Ludo, pour lui rendre la moto. Ca fait plaisir de les retrouver, et ils sont bien heureux de me revoir aussi : "alors, raconte".

Je synthetise. Pour l'heure, je veux vraiment m'occuper de mes pieds. Je quitte ces messieurs dames et fonce a la pharmacie. J'achete de quoi desinfecte et tout le tralala. Je repars a l'hotel et arrive en fin dans ma chambre.

Je prends une longue tres longue douche. J'entame ensuite le processus de guerison. On frappe a ma porte. C'est Duy, mon ami de l'hotel. "Des gens avaient reserve cette chambre avant toi, est ce que ca te derange si ce soir je t'amene dans un autre hotel juste a cote. c'est juste pour cette nuit".  Oh nooooooooooonnnn. "Ok mais tu me laisse le temps de refaire mon sac, de m'habiller,.."  - "Pas de probleme. Ca tu le jettes ? (il designe mes chaussures)" - "oui, elles sont mortes" - "et ca aussi ? (il designe mon Jean's)" - "non non non, j'y tiens a celui la. Juste que je vais le laver un peu avant de vous le faire laver" - " Non, c'est bon. Je le prend".

Je vais dans cette hotel. Mes pieds donc. Ils ont une sale gueule. Avec le typhon, j'ai passe 9 jours les pieds trempe. J'ai une jolie mycose au pied droit entre 2 orteils et sous le pied, et ma blessure du pied gauche me fais pas vraiment du bien. Je me persuade d'ailleurs qu'elle est infectee. Ludo m'a dit tout a l'heure "ici il ne faut pas rigoler avec les bobos", et cette phrase resonne en moi.

Je tente de percer la plaie a l'aide d'une aiguille. Impossible. J'appuie, j'appuie a en tordre l'aiguille. La plaie ne veut rien savoir. J'essaye jusqu'a 3h du matin, au bord des larmes, toujours rien. Epuise, je tombe de fatigue et m'endors.

Je me reveille a 8h. Je ne suis pas vraiment rassure par mon echec de la veille. J'envoie un texto a Ludo, lui demandant si il connait un bon medecin. Des mots me viennent en tete, pas forcement encourageant, et je commence a etre moyen rassure. Il me dit que oui et me prend rendez-vous pour 13h.

Entre temps je retourne a l'hotel. Je retrouve une chambre correct, et tente de dormir un peu. Impossible.

13h. C'est le medecin qui a remis sur pied Ludo apres son grave accident de moto. Aussi, il me dit que je peux lui faire confiance. Il a ses methodes mais elles marchent. Ok. Ca me rassure qu'a moitie mais, ...

C'est partie. Il sort son attiraille. Regarde un peu tout ca et me confirme que c'est pas vraiment tres jolie. La plaie sous mon peid gauche n'est pas infectee, juste inflamee. Il me nettoie de partout, me met tout bien comme il faut et sort la piquouse. Oh non. Je sais pas pourquoi, j'ai vraiment pas envie la. Il m'en fait une 1ere. Petite, histoire de me chauffer. Deja, je ne me sens pas bien. Sur la seconde, je me sens partir. C'est fou. Je n'aime pas les piqures mais j'ai jamais eu de probleme avec. La je sens que je vascille. Je le dis a Ludo. "Je vois ca, tu es tout blanc. Je te previens, si je vois que tu pars je t'en met une grosse dans la gueule" - "S'il te plait, oui". Je resiste et ca passe. Ouf. J'en ai eviter une belle. C'est deja ca. Le medecin m'en avait promis 2, il m'en fait 3. C'est l'histoire d'une vie. On m'en fait toujours plus que prevu. La 3eme est en fait la suite de la 1ere. Je crois que c'est un antibiotique ou quelque chose du genre. Il me met je sais pas combien de mlgr dans le sang, et ca dure ... des plombes.

Tout ceci etant fini, il me donne 400 kg de medicament a avaler chaque soir apres mange, et m'ordonne de ne pas porter de chaussures. J'ecoute, je prend, je paye et vais mourir quelques heures dans ma chambre d'hotel.

Je dors jusqu a 18h. Je prend une douche et sors manger, tout pres de l'hotel, histoire de marcher le moins possible.

A mon retour je passe un peu de temps avec l'equipe de l'hotel. Ils sont vraiment sympas. Je decouvre Quynh, la femme d'un des patrons. On accroche bien tous les 2. Elle est maitresse et me demande si ca me dirait de donner des cours d'anglais. La 1ere fois que l'on m'a propose ca, j'ai refuse. Je suis francais et mon niveau et quand meme pas super. Apres coup, j'ai regrette et me suis jure que si l'on me reproposait, alors ce serait oui.

C'est donc oui. Je lui dit que je suis francais, que j'ai de grosse lacunes et que peut-etre je n'aurais pas le niveau. "Ne t'inquiete pas. C'est pour enseigner a des enfants qui commencent l'anglais."

Demain, je serais un prof d'anglais francais enseignant a des vietnamiens. L'idee me plait assez.




10 10 2008

Et comme j'ai bien fait !

J'aurais vraiment aime dormir dans l'endroit ou j'etais supposer dormir a l'origine, mais j'aurais completement rate la route sur laquelle je suis a present. Je suis partie tot ce matin. je sentais le coup, tellement beau que ca prend des heures pour faire quelques km. En effet. Difficile de dire si c'est plus, moins ou aussi magnifique que ma region coup de coeur. C'est trop different pour comparer. Le seul bemol, ce serait les gens. Ils sont "normaux", pas aussi raillonant que dans mon nouveau paradis.

Je passe donc un gros, tres gros moment de bonheur. Ca fait toujours plaisir.

Ensuite, c'est l'effet Yin et Yang, l'effet oui et non, ... l'effet peut-etre, quoi. Pendant 100 km, l'enfer version "impossible tellement c'est l'enfer". La route est vraiment super hypra mauvaise, achtement poussiereuse, avec beaucoup de monde, de camions surtout. Je suis parfois oblige de m'arreter tellement il y a de la poussiere. Bloque dans un nuage dans lequel je ne vois pas a 2 metres, les yeux pleurant de salete, suffoquant cette air sans air. Un gros, tres gros moment de galere. Ca fait toujours pas plaisir.

J'en ai marre. Il me tarde d'arrive a  Hanoi. Pouvoir me poser, me doucher, m'allonger sur un lit confortable et m'occuper enfin de mes pied. Le pied gauche me fait mal. Je me suis blesse sous le pied (lors de ma baignade en riviere) et je ne peux kicker que du pied droit pour demarrer la moto tellement la douleur du gauche me lance. En meme temps, le pied droit me dit qu'il est bien present lui aussi, avec ma blessure sous l'ongle.

Vite, je veux que ca finisse ...

 




Then Yen

10 10 2008

Alors .... ou j'en etais moi ?

Oui. Donc le lendemain, depart pour Hanoi. Je me suis prevu une petite escale avant quand meme, une maison sur pilotis en bord de Lac, pres de Tac Ba.

Ce matin aussi, je traine avec la famille. On regarde un film chinois assez mauvais, on papote, mere me recoue le sac de mere de Mai Chau, May (la femme de Tung) me confectionne 2 petits cadeaux (genre de porte-cles), ... Matinee tres paisible.

Je pars enfin. Quelques gouttes cette nuit et je retrouve ma route boueuse. J'aime autant ca que la poussiere. En revanche les camions eux, ils galerent grave. Aussi apres plusieurs moments de slalom entre des files de camions arreter, me voila bloque 1h en pleine montagne par la police. Impossible de forcer le passage. Je me resigne a passer et attend mon tour regardant les camions passant un par un entre ravin et falaise, patinant et glissant d'un cote a l'autre de cette route inclinee se cognant les uns aux autres, eparpillant des bouts de clignotants par ci, de phares par la. Au moins on rigole.

Avec ce petit contre temps, je suis un peu hors-timing. La route d'Hanoi longe un grand Lac par l'Est, long de 80km. Je suis suppose prendre la route qui longe le lac par l'ouest et aller tout au sud, a 10km de Tac Ba. Une fois la-bas il me faut appeler un villageois qui me conduise a "ma chmabre", a 15 km.

 

Il est bien trop tard, et la route et bien trop belle. Je veux en profiter pleinement. Ce soir je dors a Then Yen (au nord du lac) et demain matin, je rejoindrai Hanoi par cette route.




Desole

07 10 2008

Alors en ce moment, je galere un peu a trouver du temps pour ecrire. Ce soir, je m'y colle !

Promis ...




04 10 2008

Ce matin, je traine avec la famille. Tung commence a connaitre un peu mes gouts et me conseille une nouvelle ballade qui, selon lui, sera plus dans ce que je recherche, quelque chose de vrai. J'appel Ludo et il me dis que je peux garde la moto un jour de plus. C'est entendu, je ne pars que demain.
 
En fin de matinee, je vais a Sapa. Une ville tres touristique, tres surfaite. Bof. Je profite d'etre la-bas pour acheter de quoi soigner mes bobos et passer sur internet. Je rentre manger avec la famille.
 
La encore, je traine un peu avec eux. Tung est tres malade (il doit avoir un gros rhume ou une angine) et du coup, tous le monde est au ralenti. Ambiance autonnale.
 
J'entame ma ballade vers 15h. Ma ballade qui, comme un jeu, comprends plusieurs niveaux
 
Level 1, introduction : Je suis pepere, aussi je decide de me la faire cool, tres cool. Ca grimpe assez fort. Au debut, que de la caillasse, de la grosse. Cool cool ... je peux pas vraiment la. Et puis ca grimpe toujours beaucoup mais c'est de la terre, tres tassee. Voilaaaa, la je suis cool.
 
Je grimpe, arrive au plateau, le traverse et redescend de l'autre cote. C'est super beau. En bas il y a un petit village Hmong. Je commence la traversee lorsque quelqu'un m'arrete. C'est un officiel. Il a une tenu verte, des galons et une etoiles, un kepi.
"Vous allez ou ?" - " je sais pas, je me ballade" - "vous n'avez pas le droit d'etre la" - "Ah bon ? Pourquoi?" - "vous n'avez pas le droit d'etre la" - "Ok, ok. J'ai compris. Je fais demi tour alors." - "Non. je suis oblige de vous emmener avec moi. Vous allez laisse la moto ici et on va aller au poste de police" - "Ah bon? et pourquoi?" - "vous n'avez pas le droit d'etre la" - "oui ca vous l'avez deja dis. Mais pourquoi ? Je n'ai vu aucun poste frontiere, aucun panneau, aucun barrage. J'ai croise quelques personnes et aucun ne m'a dit que je ne pouvais pas passer. Et je tombe sur vous, et vous me dites ca."
 
Level 2, le Boss 1ere :C'est partie pour de la bataille. Il me demande mon passeport. Heureusement, je ne l'ai pas. Christian m'avait prevenu de ne jamais le donner. Merci Chrichri. Il me demande les papiers de la moto, pour controler que je sois bien en regle. Ok, je lui donne. Bien sur il les garde. Il me dit de laisser la moto et de monter avec lui. Je lui fais comprendre que je ne laisserai pas la moto ici. Il m'ordonne de le suivre jusqu'au poste de police si je veux recuperer les papiers de la moto.
Bien sur je le veux. En cas de controle futur, si je ne les ai pas, je serais contraint de laisser la moto.
Dans quoi est ce que je me suis fourre.
Arrive sur le plateau, il s'arrete. "Soit on va au poste, et de la vous devrez aller a Sapa acheter une autorisation mais sans la moto, puis revenir ici pour que je le valide et en plus payer une amende, soit vous me donnez 200 000 dongs et on oublie tout.
 
Donc tout ca, c'est du flan. Ya pas de panneau, un debut de construction de poste frontiere (je l'ai vu sur le retour), et comme par enchantement, je te donne 200 000 et tu me rends les papiers, sans autre proces. Ca m'ennerve.
Ok, d'accord.
 
Je fouille mes poches, pas 1 dong. Rien. Oh nooooooonnn.
"Je ne te crois pas. Tu me mens" - "Je te jure que non" J'efface le petit sourire que j'ai. Car quand meme, la situation est assez drole, mais quand meme, faudrait pas que je me mette dans la merde.
"Ok, tu ne me crois pas, regarde!" Je vide mes poches, je vide mon sac. "La tu me crois maintenant" - " non tu me mens" Il commence a me gonfler, serieux. " Tu veux que je me mette a poil pour voir si je ne me suis rien mis ou je pense ! J'ai rien. Je dors a Tan Va. Je vais chercher 200 000 et je reviens" - "D'accord mais tu me laisses ton sac" - "Pas moyen. Tu as mes papiers, c'est suffisant." - "non, je veux ton sac, pour etre sur" - "non" - "Ca, donne moi l'appareil photos et ton portable et je serai sur que tu vas revenir" C'est l'heure de la concession "Je te donne l'appareil. Le portable je le garde" En lui donnant, je retire discretement la carte memoire. Au pire, je n'aurais pas tout perdu.
 
Level 3, la course : difficulte medium: Il pleut. Finis la ballade. Je mets toutes mes affaires comme il faut et je me lance. Il va bientot faire nuit. C'est partie pour une course contre la montre.
Je descends a toute vitesse, arrive chez Tung, prend 350 000. Tung me demande ce qui se passe. je lui explique. "Ok je t'accompagne" - "Non c'est bon Tung, je lui donne l'argent et je recupere tout" - "Je viens. Je veux savoir. Et ce sont des voleurs. On ne sera pas trop de 2"
 
Level 4, la course: difficulte Hard. : a 2 sur la moto, c'est pas la meme. Il commence a faire bien sombre et la route devient tres humide, les cailloux glissant, la boue casse gueule. Mais tant qu'on monte, ca va.
On le cherche. On va jusqu'au village de l'autre cote. J'ai donner mon cire a Tung pour qu'il ne soit pas plus malade qu'il ne l'est deja. Il me demande si je sais me battre. Ouh la, on change d'ambiance la.
 
Level 5, le Boss, 2eme : On le trouve enfin. Il fait nuit noir, il pleut des cordes et il caille. Il nous amene dans son bureaux. Ca discute en Vietnamien. Ca rigole. Le garde forestier (car ce nm'est en fait rien de plus) me regarde et essaye de me faire sourire. Desole mais moi, je suis a bout. je ne joue plus la. J'ai mis 200 000 sur la table et j'ai dis a Tung deja 2 fois "Qu'il prenne son argent, j'en ai assez. On rentre". Et ca discute. Le garde forestier et ces 2 comperes vont dans la piece a cote. Tung me dit que comme ils sont 3, il veut 300 000. "Tu lui dis que le deal de depart c'est 200 000 et que de toute facon je n'ai pas plus. En vrai j'ai 350." Ils reviennent. "Ok pour 200 000". Je recupere papiers et appareil. Je remet la carte et le garde rigole "Ah. je la cherchais. Tu l'avais enleve". Cherches pas, je ne rigolerais pas. Face a des escrocs pareil, d'autre idees me viennent en tete. En partant, nous leur serrons la main, geste que je regrette aussitot fait. Alle, rentrons.
 
Level 6, le retour : difficultes very hard : La descente. Elle est super casse gueule, et a 2, c'est vraiment pas evident. Je partage mon impressions au sujet des gardes. Il me dis que en fait, depuis 3 mois, il faut une autorisation pour aller la-bas et qu'ils sont en train de construire un poste frontiere. "Ca j'ai vu oui. Mais mettre au moins un panneau serais pas mal".
"C'est pour voler de l'argent. Mais deja 3 sont morts, car ils "protegent" la foret et il faut leur donner des sous si l'on veut couper du bois. Seulement les Hmongs noirs sont tres pauvres. Alors ils ont deja tue 3 gardes qui voulaient les voler."
On arrive, il est 19h30. Ouf. Pas mecontent. En descendant de la moto je vois Tung qui pose la machette qu'il avait sous son pull. Ah ouais. On a froler ca. Je ne suis bien heureux que Tung soit diplomate.
 
A table.




03 10 2008

Apparement, hier, j'ai dit stop un peu tot pour l'alcool de riz. Ce matin au petit dej, en plus de mon bol de nouille, mere me sert un bol de riz melange a cette alcool. Si elle le dit alors ... je veux froiser personne moi.

Programme aujourd'hui : le matin je vais me perdre un peu plus loin dans la vallee. La bas il y a 2 ballades a faire sympa. Ensuite l'apres midi, j'irai visiter 2 villages du cote de Sapa.

Mais avant, je veux un cable neuuuuff !
 
Ici, je dors dans le pays des Hmongs Noirs. Leur tenu est donc principalement noir et taillee de facon tres particuliere ; je me croirais dans un episode de Star Wars. Pardon pour mes references mais, tous ces gens habilles comme ca ... c'est irreel. Des Jedi, c'est mon impression.

Je vais au Xe May du coin. Je lui montre et lui dit que j'en veux un neuf. Il me dit qu'ici, personne en a. En lui montrant Paf!, le cable recasse. Il me bricolle un truc, a sa sauce, qui a a peu pres le meme gout que celle du gars d'hier. Sauf que lui Paf!. Des la 1ere pression sur la poignee ca casse. Le voila repartie. Paf!. 2 fois. Et le voila repartie. Non, non, non, je l'arrete. "j'en veux un neuf !" - "Y a pas, nulle part, meme a Sapa" - "Et comment ils font les gens quand ca casse, ils font des noeuds au bout ? Et les loueurs de Minsk?" Je commence a etre un peu agace. Je prends le cable et fait tous les Xe May de Tan Va. Personne ne l'a. A Sapa, j'ai vu un hotel qui louait des Minsk. Il y en avait 6 garees devant. La ils auront. J'en parle a Tung. "Attends, on va l'amener chez ce Xe May" - "Si tu le dis" A savoir que Tung parle couramment le japonais et l'anglais, et tres bien le francais, en plus bien sur du vietnamien (rien a voir mais je l'avais pas dit). On l'amene chez le gars. Il prend un cable de frein, neuf et me le change en cable d'embrayage. "Ca me va. Fais donc" C'est beaucoup plus carre que tout les rafistolages d'avant. Je papote avec Tung, et je me retourne pour voir ou le gars en est avec mon cable. Il est en train de limer la piece ou va se loger le cable !!!! "Top top top top top !!!! Arrete ! Qu'est ce tu fais la? " - "Il arrange la piece pour que tu puisses y mettre le cable." - "Tung, c'est pas ma moto. Pourquoi il lime pas le cable plutot. Dis lui de limer le cable !" J'halucine. Le cable d'embrayage de la minsk pourrait etre un cable de velo. C'est un truc ... plus simple tu meurs. Et voila qui m'attaque les pieces de la boite a la lime. Oh le cauchemar. Qu'est ce que je vais dire a Ludo moi ?

3H apres mon petit dej, me voila enfin avec un cable neuf. J'entre du meme coup "au pays des embrayages qui marchent". Les vitesses passes comme des fruits murs que l'on cueillerait sur l'arbre : "clic".  Aaaaaaaaahhhh.......... Ma main gauche me dit merci.

Petite ballade pour feter ca. Je descends donc plus loin dans la vallee. Je vais voir ces fameuses cascades. Tung est guide. Il m'a noter quelques endroits, dont ces cascades.
 
Pas terrible. Elles n'ont vraiment rien d'impressionant. Je vois un petit sentier qui grimpe dans la montagne. Je demande au villageois ou il mene. Je comprends pas trop la reponse, mais ils me conseillent de le prendre en moto. Ca me fera pratiquer encore un peu...
 
Je le prends. Je m'enfonce en plein dans la jungle. Apres 45 min de sentier je tombe sur une riviere. Si je veux continuer il me faut la traverser. J'essaie mais mon cable s'est detendu. "Encore ! P..... !!!!". J'ai pas envie de galerer. Surtout qu'apres je ne sais pas sur quoi je tombe et qu'il me faudra retraverser la riviere avec peut-etre un cable encore plus detendu. Je pose la moto, me met en calecon et fais un plouf. Elle est fraiche comme il faut. C'est trop agreable. J'ai descendu un peu la riviere pour trouver un endroit sympa, et je me suis mis dans un super petit coin, pres d'une petite cascade. Seulement, j'ai laisse les cles sur la moto. "Oh le nase". 
 
Au vietnam, on est jamais seul. 84 millions d'habitants pour un pays un peu plus long que la France (je dirais environs 1600 km) mais beaucoup moins large. 26% vivent dans les villes seulement. Il n'y a aucun endroit inoccupe, meme perdu au fin fond de la jungle.
 
Sachant ca, je vais recuperer les cles sur la moto. Forcement, je glisse, forcement, je suis pied nu, forcement, je me blesse. "Mais quel c.. !! ". Rien de grave. Une entaille sous le pied gauche et une sous un ongle du pied droit.
 
Je rentre chez Tung faire une petite sieste. Je vais apres dans un Village apres Sapa. Il est assez mignon, mais sans plus. Au passage je decouvre cette region dont tous le monde fais tout un flan "Tu as ete a Sapa ? Dis, tu as ete a Sapa ?" C'est pas mal mais beaucoup moins jolie que la region que j'ai traverse la veille.
A 20km de Sapa, dans ce petit village, la region s'embellie sacrement. Je trouve encore un petit sentier, qui se perd dans la montagne, ou c'est vraiment tres beau, sans touriste,...
Une tres belle ballade.
 
Le soir venue, mere veut me saouler. Elle y arrive presque. Me voici vascillant. Elle n'est pas indenme non plus. Je lui dit que demain matin, non merci pour le riz a l'acool. Je tombe comme une masse.




03 10 2008

Aujourd'hui, dimanche. Et le dimanche, il y a a Bac Ha, le marche ethnique. Tous le monde me dis "vas-y vas-y vas-y vas-y" depuis que je suis a Hanoi. J'y vais.

Alors, c'est quand meme a 90 km. Pour y aller il faut prendre la route d'Hanoi, qui n'est pas des plus confortable. Heureusement, il a plu la veille et je suis dispense de poussiere. En echange, la boue.

Je suis plutot en cannes, c'est pas super loin et je vais devoir faire cette route pour repartir sur Hanoi. Je me dis que du coup, c'est une bonne occasion de faire mes classes en moto, ce que je fais. J'aurais largement le temps de contempler le paysage.

J'arrive a Bac Ha. Et quand meme, la route pour y venir depuis Sapa est super sympa. Et ce marche alors ?

Et bien ce marche, je suis content d'y etre aller meme si la encore, tous le monde en fais des tonnes. C'est en effet tres sympa car ici il n'y a que les minorites qui viennent vendre, et ils sont tous habilles avec leur costume traditionnel, qui sont tres colore. Sympa, oui. Apres, il manque un peu la ferveur des marches que l'on peut trouver un peu partout dans les villes vietnamiennes, et les gens ici voyent tellemment de touristes qu'ils en sont lasses, ecoeures. Du coup, bien que rejouis je suis un peu decu.

Apres quelques episodes somme toute agreables, je retourne sur Sapa. Avant je fais une pause au portes de Lao Cai. Lao Cai est la ville frontiere vietnamienne avec la Chine. La Chine ... Tu veux dire que de l'autre cote du fleuve, le mec que je vois est un chinois ? Il y a ce petit pont un peu a l'ecart de la ville. Je l'avais remarque a l'aller et je m'etais promis de le traverser, pour voir. Je tiens promesse. J'arrive a un poste frontiere. Il n'y a que des vietnamiens et les gens que je vois la-bas au fond le sont aussi. Le frontiereur vient me voir. Il est saoul comme un cochon ! Je demande si c'est la Chine mais je comprends rien a ce qui me reponds. Je sens l'ambiance qui glisse legerement vers l'inconfortable. Les vietnamiens sont tres tactiles, et moi aussi du reste. Je lui prend le bras de manieres amicales, le tapote de l'autre et lui dit qu'en fait je me promene en souriant. Beaucoup de frontieres tombent subitement, meme si une subsiste; Chine ou pas Chine ?. Il m'invite a prendre l'alcool de riz. Je suis moyen emballe et refuse. Je repa.... Ahhhhh. On me fais signe que non ? C'etait donc ca. Le cable d'embrayge etait use, et il vient de casser. Bon. Et bien c'est partie pour trouver un Xe May (petit garage).

Je traverse le pont dans l'autre sens et par chance, il y en a un juste la. Il n'a pas de cable neuf, par pour une Minsk. Il me bricole un truc ... je le sens moyen. J'ai pas vraiment le choix en meme temps. Des demain, je le change quand meme pour un neuf.

J'aurais adore pouvoir dire "j'ai casser mon cable d'embrayge en Chine", mais en fait j'ai appris quelques minutes plus tard que c'etait une region du vietnam ou il faut un laisser passer. Dommage ...

Mais tout de meme. J'y vais a cette frontiere, a Loa Cai. Effectivement. En face, c'est bien la Chine. Impossible de douter cette fois. C'est genial. Je suis comme un enfant : "oooohhhhh ..." J'irai bien y faire un saut, pour le kif.    Oh  ... non. Ce sera une autre histoire, plus tard.

Je rentre a la maison .. euh, chez Tung. On mange et ... on boit. Le pere puis la mere me fais trinquer. "C'est bon c'est bon c'est bon, je vais etre saoul apres moi"




03 10 2008

Aaaaaaaaaahhhhhh, voila. Enfin. Me voici enfin en plein coeur du Vietnam. Dans le profond, parmi eux.

Chez Tung vivent son pere, sa mere, sa femme et lui. Et moi a present. Et Don aussi, une jeune chienne (ca se prononce Zon). Il m'a demande si ca me derange de manger avec la famille. Je lui est bien sur repondu qu'il devait faire comme si j'etais quelqu'un de la famille, qu'il ne s'inquiete pas pour moi. C'est a peu pres ce qu'il fait. Il tient quand meme a ce que je sois plus que bien et me demande assez souvent si je ne manque de rien.

Le reste de la famille est adorable. Je m'entends dessuite tres bien avec tous le monde. Au menu ce soir, riz gluant, poisson, pousse de bambou et ... un legume vert un peu dans le genre des epinards, mais a chaque fois j'oublie le nom.... aussi populaire que bon. Ici, on fait pas de manieres, et c'est tant mieux. Histoire de feter mon arriver je bois le sake local. C'est pas tres fort, pour une eau de vie, et c'est assez parfume, pour une eau de vie. Ca passe plutot bien. Une tres belle soiree, vraie, sincere.

Je vais sur ma modeste couchette, et m'endors.




Le bonheur

30 09 2008

Ludo : "Tu verras Max, ca va aller crescendo"

Ce matin, grand soleil.

Il doit y avoir 250 km jusqu'a Sapa. Je descends a la reception prendre des infos. Je sais que je dois traverser un fleuve en barque. Vu l'etat des routes hier, j'imagine celui des fleuves. L'hotenencier appel pour moi la ville du fleuve que je dois franchir ; aucun probleme.

C'est tout ce que je voulais savoir. Je refais mon sac. Ca prend un peu de temps car hier je l'ai entiererment vide pour faire secher mes affaires. Je prends un gros petit-dej et decole. Je m'etais fixe 8h, il est 8h15. Ca va. J'ai fais la grace mat' ce matin, mais il me faut quand meme 10h de jour histoire d'etre tranquille, et rouler la nuit sur ces routes ... c'est vraiment galere.

Je fais 1 km et ... la route est coupee. Pas barree, coupee. Un tractopelle est en train de faire un semblant de chemin. Je discute avec un americain qui est la depuis une demie heure deja. J'ai une russe, 250km a faire, j'ai pas vraiment le temps de camper ici. Quelques temeraires ce sont fait un passage a flan de montagne. Je vais voir le flic qui barre la route et je force un peu le passage lui montrant ma moto. C'est partie.

Oh la galere! C'est clair, je ne suis pas motard. Il va falloir que je fasse un petit stage a Courinthe. Le truc est super super raide, glissant, ... L'epreuve. On s'aide chacun son tour a passer les motos, en les poussant, en les tirant,... tout les trucs qui finissent en "ant". Et on glisse, et on tombe, ...

Ca y est! Je suis de l'autre cote. Ce sera mon Everest a moi. Il est 9h et j'ai fait 50m. Elle commence bien cette journee. Alle mon p'tit Max. Tu sais pas ce qu'y t'attend derriere, appuie un p'tit peu.

J'appuie. Pendant ... 30 bornes. Quelques barrages de boue, quelques routes-rivieres a traverser, .. la routine. C'est quand meme plus cool que la veille et en plus il fait beau.

Et 30 km apres donc, ... mon p'tit paradis n'avais qu'a bien se tenir. En effet, ca va crescendo. Quand Ludo m'avait dis ca, j'etais a Mai Chau. Vu comment c'etait beau, j'etais reste sceptique. Mais ...  Je fais le constat suivant : Tu es tout seul, au Vietnam, sur une moto, il fait beau, rien ne t'oblige, rien ne te presse, rien ne t'attend et ... et ca. Sous tes yeux, ca : le Bonheur.

C'est aussi beau que le petit hameau a Mai Chau, mais ca a la taille d'une region. Et comme si ca ne suffisait pas, les gens ... au Vietnam, pas mal ont des petites etoiles dans les yeux, au fond. Ici, leurs yeux en sont remplis. Lorsque je m'arrete pour prendre une photos, c'est tellement paisible, ils sont si accueillant ; je dois m'arracher de la terre pour remonter sur la moto, me forcer, me raisonner pour repartir a chaque fois. Si un jour je disparaissais, venez chercher par ici. J'en verse une petite larme ; on dira que c'est le vent sur la moto.

Et ca dure, ca dure, ... Je m'offre le luxe de me tromper de chemin. J'arrive a Quynh Nha. En fait j'etais sense tourner avant, mais ma carte est assez incomplete ce qui m'avait laisser penser que je devais y passer. Souvent les villes un petit peu grande en montagne son assez sales, assez ... pas tres belle, quoi. La, c'est comme un gros village. Bien sur ce n'est pas tres propre (comme un peu partout au Vietnam) mais ca a un charme fou. Je m'y fais une petite halte, oblige.

Et puis, je repars, sur la bonne route. Je mange un morceaux a Than Uyen. J'en profite pour appeler Tung, un ami de Ludo chez qui j'aimerais bien dormir ce soir. Il me dit qu'il n'y a pas de probleme et qu'il faut que je le rappel une fois a Sapa, car il habite dans un petit village a 7 km.

J'ai pas mal flane en chemin et il commence a se faire tard : 15h45. Il fait nuit dans 2h15 et il me reste 80 km. Aie!

Je me force a avancer. A part quelque pause photos, la route est bonne voir tres bonne et j'ai un tres bon rythme.

Depuis que j'ai la Minsk, l'embrayage est un peu dure, tellement que j'ai 2 ampoules a la main gauche; mais bon moi je me dis que c'est une russe et donc que c'est normal. Avant Sapa, il y a un grand col a monter et a redescendre. Je m'y attele. Les vitesses deviennent de plus en plus dures a passer. Ludo m'avais dit qu'il y avait des chances pour que mon cable d'embrayage se desserre. Au premier garage que je vois, je m'y arrete et j'y met un coup de cles.

Durant la montee, je m'arrete prendre une photos. Impossible de repartir. Le cable est tellement detendu que les vitesses ne passent plus et ... Tiens ?! la visse qui tiens la poignee n'a plus sont ecrou. Oh la galeeeeeerrrre ! Si je perds cette visse, je peu dire adieu a mon embrayage. Je me mets dans le sens de la descente, joue un peu avec l'accelerateur, embraye ce que je peux et Clac!, la 1ere est passee. Ouf. Donc maintenant, fini les photos.

Je continue la grimpette, le majeur gauche appuye sur la visse en restant le maximum en 3eme, faudrait pas que je flingue la boite en plus. J'arrive au col. Il fait super froid, et il commence a faire sombre. Les petites cahutes sont vides. Alle, pas grave, je retendrai le cable en bas, a 15 km.

15 km. 15 km jusqu'a Sapa, 15 km de galere, de galere internationale. Il fait nuit a present. Il pleut, et pas qu'un peu, il caille, et mon embrayage est quasi inexistant, et j'ai la main gauche en feu, sans parler du doigt que je tiens serre contre la visse, au milieu des trous et des bosses de cette route, qui n'a vraiment rien d'une route.

J'arrive a Sapa. Le moral remonte un peu. Je retends le cable. C'est pas la fete, mais c'est un peu mieux. C'est comme avant quoi. Il faut que je force sur la poignee mais les vitesses passent. Direction le village de Tung, Tan Va.

La route est pas trop mauvaise. Des passages bien boueux, des routes rivieres, mais rien de bien mechant. Juste que je m'enfonce je ne sais pas ou, sur ce que je suppose etre la bonne route, mais ... aucun panneau. Au fur et a mesure que j'avance la pluie diminue pour enfin ne plus etre. Et j'avance, dans le noir complet. Aucune motos, aucune voiture, personne, et bien sur pas de reseau. Je me dis que meme si je me suis gourre, ca doit bien mener quelque part. J'ai de l'essence, je peux passer les vitesses, et il ne pleut plus. Tout va bien donc. Alle, on continue.

18h30. C'etait la bonne. Chouette.




Son La

26 09 2008

Ce matin, il ne pleut plus. Il ferait presque beau meme.

Je prends un dernier petit dej qui clos le cycle delicieux des mets concoctes par la maman. Elle me dit que si je veux, je suis le bienvenu. Que je n'hesites pas a revenir si la route est trop difficile. Elle me chouchoute jusqu'au dernier moment. Avec les mamans, j'ai toujours eu la cote.

C'est repartie !

Et j'en suis bien content. Pas une goutte ... pendant 60 km. Et puis un peu, et un peu plus, et encore plus. Je protege comme je peux mon sac a l'arriere de la moto. Pour ma part, le grand cire que je me suis achete et qu'ils ont tous ici, m'est assez efficace. Ca fonctionne pas trop mal, si ce n'est qu'avec cette pluie, ma cadence a nettement ralentie. Les fleuves sont copieusement pourvus d'eau, la route par endroit barree par les eboulements. mais ca passe. Ils ont fait des passages a coup de bulldozer.

Maintenant, c'est devenu un combat. La pluie fait rage. Je commence a etre bien mouille, mais je me soucie surtout de mon sac. J'ai voulu prendre des photos et entre la boue et l'eau, la touche zoom avant ne marche plus. Je decide de ne plus le sortir. Je le ferais secher a l'hotel, en esperant que ca ne soit pas grave.

J'arrive enfin au niveau du dernier gros col. Je m'accorde une pause. Ca fait 3 heures que je roule, et a part les pauses photos, je ne me suis pas vraiment arreter. J'ai super froid, je suis tremper, mais le moral est bon. En haut des grand cols il y a toujours des petites cahutes, point de ravitaillement des galeriens comme moi en ce jour. Je rejoins 6 autres galeriens deja installes. On est tous gele, on est tous trempe, mais on a tous le sourire.

Autour d'un grand cafe, je fais un petit debriefing : Je suis partie a 8h45. Il est 12h. Il me reste encore 40km, ce qui fait que j'ai fait 133km en 3h15. En meme temps apres c'est assez plat, ce qui devrait le faire.

En route. ca commence tres bien. Il pleut toujours beaucoup mais la route est degage, plate et je peux avoir une vitesse de croisiere un petit peu plus sympa. Il me tarde de prendre une bonne douche chaude.

Km 150. 3 camions et plusieurs motards sont arreter. Face a eux, la route, innondee. Un fleuve la traverse sur une trentaine de metre. Ils m'arretent. Ils me font comprendre que je ne pourrais pas passer et ils me proposent de mettre la moto dans le camion pour 5 000 dongs. Moi je dis que c'est couillon de risquer de mouiller toutes ses fringues et de noyer la moto, surtout pour 5 000 dongs. Ca me parait tres honnete. En disant oui, je me rends compte que c'est pas 5 000 mais 50 000 dongs qu'ils veulent. Comment ils abusent ! Ca m'ennerve. Ca m'ennerve et j'ai une russe entre les jambes. Une russe qui, parait il, passe partout. C'est le moment de verifier. Alle, sans audace, pas de gloire.

Je m'y engage. Le courant est fort et je me suis mis en 1ere. Ne pas ralentir, ne pas s'arreter. Mon filtre a air est assez haut. Legerement au dessus de mes genoux. Les genoux seront donc ma limite. Tres vite, l'eau me prend les cheville puis monte j'usqu'au bas de mes genoux. La, la profondeur se stabilise. J'espere juste que la route est degagee, qu'il n'y a pas un trou en plein milieu. Elle remonte encore un peu, approche de ce que j'ai decider etre critique. Je ne peux pas faire marche arriere et l'issue est a quelques metres. J'accelere et .... yes ! Sortie. Elle se debrouille cette soviet.

2 Km plus loin, la meme. Je vois des gens traverser a pied. La profondeur m'a l'air acceptable. Je passe, et ca passe.

Je continue un peu. Une file de camion totalement arreter s'etend devant moi. Ca sent pas bon la. Des poteaux telephoniques sont en travers de la route, des coulees de boues, des arbres. Je passe tout ca et arrive a un autre barrage d'eau. La il y a 2 motards. La distance est beaucoup plus grande, une cinquantaine de metre, et la profondeur aussi. Je vois 2 personnes au fond qui ont de l'eau j'usqu'au dessus de la taille. 2 Villageois ont construit un radeau de fortune avec des bambous. Je vais voir de quoi il a l'air. Non. Des que je vais mettre la moto la-dessus, ca se refermera sur moi comme une plante carnivore. Je demande a un des motards si il n'y a pas un autre chemin, il doit y en avoir un. Il y en a un en effet. Lui aussi va a Son La. Il me propose de le suivre. Nous faisons demi-tour. Nous demandons notre chemin de temps a autres. Nous sommes en pleine campagne et c'est vraiment top. Apres quelques embuches, nous revoici sur la nationale. Son La, 18 km.

3 km plus loin, la route, innondee, encore. La, ca doit l'etre sur une centaine de metre. Difficile a dire car il y a un virage. La vallee est saccagee, les rizieres couchees, les routes innondees. Pas grave, tout le monde a le sourire. Sur ce bout de route innondees, les villageois on sorties les filets a crevettes et ils pechent. Sur la route ! Je creve de ne pouvoir prendre de photos. Ce pays est dingue.

Je la tente. Arrivee dans le virage, je vois que la portion sous eau est encore longue. Le courant est tres fort et ca a l'air profond. Je ne suis pas vraiment sur de moi. Non. ce serait trop con de rester la, en carafe, a 15 km de Son La. On va contourner, comme celle auparavant. En retournant hors de l'eau, je croise tout ces pecheurs d'un jour. "Alle je veux pecher moi" me dit elle avec un grand sourire. Et ma moto l'empeche de poser son filet. Un des pecheurs m'arrete. Il me dit plein de truc que je ne comprends pas. Ca fait rire tout le monde. Je pense qu'il me charie, et chacun rajoute la sienne. Et il me parle, et ils rigolent la au milieu d'un fleuve, un fleuve qui passe sur une route, une route sur laquelle ils pechent. J'ai de l'eau jusqu'en haut des tibias mais c'est pas grave. Je ne pourrais pas etre plus mouille que je ne le suis deja, et je rie, je rie de voir ce peuple au-dela de ce qui sera, mais toujours a fond dans ce qui est.

Me voici hors de l'eau. Je retrouve mon "guide" de tout a l'heure. Il me regardait papoter et patoger. Il a demande a un gars la route, et celui ci se propose de nous amener. La campagne, encore, magnifique. Et puis nous arrivons a un village. Un intersection. Le guide s'arrete et nous montre le chemin. Et voila les 2 qui discutent. Je vois pas trop de quoi, mais bon. J'attends. Je leve la tete et face a moi, 2 panneaux : Son La 14km  -  Mai Son 18km. Maison, 18 km. Je reve, Je suis creve, trempe, j'ai froid et sous mes yeux, maison 18km. Je rigole tout seul et m'excuse aupres de mes compagnons qui n'ont pas trop compris pourquoi. Apres avoir fait la cour a 2 tres charmantes demoiselles dans une des maisons sur la gauche depuis ma moto, et une fois que ces 2 messieurs ce sont echanges je sais pas quoi, je demande ce qu'on attend, la. "Money". Aaaaaahhhhhh ... Tiens. 20 000. 10 000 pour moi et 10 000 pour lui. C'est bon? on peut y aller?

On repars. Chemin faisant je separe un mec qui attaquait sa femme a coup de pelle. "Faut vite que j'arrive". Je me separe de mon compagnon d'un jour. Juste avant Son La, encore. Oh noooooooooonnnn. J'en peux plus. Je prends le 1ere camion qui vient, y fout la moto. On traverse. 10 000 dongs. Ca c'est honnete.

Et enfin, oui enfin j'arrive a l'hotel. Il est 15h45. J'ai mis 3h30 pour faire 40 km. Je vais bien reflechir avant de partir pour Sapa demain. Je crois qu'il ya 200 et quelques bornes ...




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